La parenthèse dorée Kaleb Myra Eljundir

 

Résumé

A 19 ans, Kaleb Helgusson se découvre empathe : il se connecte à vos émotions pour vous manipuler. Il vous connaît mieux que vous-mêmes. Et cela le rend irrésistible. Terriblement dangereux. Parce qu'on ne peut s'empêcher de l'aimer. À la folie. À la mort. Sachez que ce qu'il vous fera, il n'en sera pas désolé. Ce don qu'il tient d'une lignée islandaise millénaire le grise. Même traqué comme une bête, il en veut toujours plus. Jusqu'au jour où sa propre puissance le dépasse et où tout bascule... Mais que peut-on contre le volcan qui vient de se réveiller ? Le premier tome d'une trilogie qui, à l'instar de la série Dexter, offre aux jeunes adultes l'un de leurs fantasmes : être dans la peau du méchant.

L'avis d'Ilsya

Comment est-ce que j'ai connu Kaleb ? Vous savez, à la fin de certains bouquins, vous avez des pages du type « Découvrez également dans nos collections… » Dans le résumé dédié à ce livre, il y avait, je cite : « A l’instar de la série Dexter [...] » Et ça m'a suffi pour accrocher. Etant fan de la série, savoir qu’il serait possible de se retrouver dans la tête du méchant de l’histoire… (Quoique, peut-on vraiment se qualifier de fan lorsque l'on a vu qu'une seule saison ?) Bref. Kaleb m'a eu. Je vous explique pourquoi.

Généralement, on s’attend tous à lire un « Les personnages sont super attachants. » dans une critique, non ? Sauf que c’est pas le cas pour Kaleb. Ce mec-là n’est pas attachant. Si on savait, on le fuirait comme la peste, mais il dégage un tel charisme, il est si attirant (C’est bien connu, on est pour la plupart toutes porteuses du gène « non-résistance aux bad boys ».) qu’on finit par l’aimer… et le détester. Puis l'aimer à nouveau, etc. Ça vire vite au cercle vicieux.

De tous les livres que j'ai pu lire jusqu'à présent, il n'y en a sûrement aucun qui m'a autant menée en bateau que celui-là. Il est tout bonnement impossible de prévoir que tel ou tel événement se produise. Alors, on se laisse porter, à nos dépens, certes, mais on se laisse porter. Chaque fin de chapitre est ponctuée par une révélation de plus en plus surprenante à chaque fois. (Et moi, qui est l'habitude d'arrêter ma lecture seulement lorsque l'action s'est quelque peu calmée, vous vous imaginez bien que j'étais dans la panade totale.)

C'est peut-être mesquin ce que je vais dire, mais ce livre ne plaira pas forcément à tout le monde. Il fait partie de ceux dont la politique est « Ça passe, ou ça casse… » Aussi, et le résumé vous le confirmera, il n’est pas à mettre dans toutes les mains. A part une scène de torture pourtant pas si explicite que ça, mais assez pour me faire grincer des dents, le livre est, je pense, supportable pour n’importe qui.

La couverture du livre résume assez bien le fait que, une fois qu'on a eu affaire avec Kaleb, on l'a dans la peau.