La parenthèse dorée - Les_gens_heureux_lisent_et_boivent_du_cafeTitre : Les gens heureux lisent et boivent du café

Auteur : Agnès Martin-Lugand

Editeur : Michel Lafon

Date de parution : 6 juin 2013

Genre : romance contemporaine

Note : 3.5/5

« Ils étaient partis en chahutant dans l’escalier. […] J’avais appris qu’ils faisaient encore les pitres dans la voiture, au moment où le camion les avait percutés. Je m’étais dit qu’ils étaient morts en riant. Je m’étais dit que j’aurais voulu être avec eux. »

Diane perd brusquement son mari et sa fille dans un accident de voiture. Dès lors, tout se fige en elle, à l’exception de son cœur, qui continue de battre. Obstinément. Douloureusement. Inutilement. Égarée dans les limbes du souvenir, elle ne retrouve plus le chemin de l’existence. C’est peut-être en foulant la terre d’Irlande, où elle s’exile, qu’elle apercevra la lumière au bout du tunnel."

 

L'avis d'Ialys

Impossible de passer à côté de ce livre, qui connaît depuis sa sortie un succès grandissant. J'ai été tout d'abord attirée par le titre de ce roman et lorsque j'ai lu la quatrième de couverture j'ai essayé de comprendre le report. Ne cherchez pas il n'y en a pas ! Je vous rassure on parvient tout de même à comprendre pourquoi l'auteure l'a intitulé comme cela. Les gens heureux lisent et boivent du café est tout d'abord un roman bouleversant qui ne vous laissera pas insensible. Et pour cause, il aborde un sujet délicat, celui du deuil, et plus précisément comment trouver la force et l'envie de se reconstruire à la suite d'un traumatisme aussi dur et dévastateur.

L'auteure ne nous laisse pas de repit, dès la première page le ton est donné : notre héroïne Diane perd brutalement dans un accident de voiture les deux amours de sa vie, sa fille et son mari. Cette entrée en matière m'a laissée complètement sonnée, mais je pense que c'était le but recherché par l'auteure : nous faire ressentir le choc terrible que subit Diane. Pourquoi le destin est-il aussi cruel ? Comment vivre après cela ? Comment se reconstruire et reprendre de nouveau goût à la vie ? Diane ne parvient pas à y faire face. Perdant tout envie de vivre, elle laisse de côté son travail, sa famille et ses amis, seul son fidèle ami avec qui elle tient un café littéraire parvient à lui faire attendre raison et la "bassine" quotidiennement pour qu'elle reprenne enfin sa vie en main. Elle éprouve dès lors le besoin de fuir sa vie d'avant et décide de s'exiler quelques temps dans une bourgade reculée d'Irlande pour se reconstruire et vivre paisiblement sans avoir ses proches sur le dos qui lui reproche constamment son isolement.

Elle y trouve enfin la paisibilité, enfin pas tout à fait, car c'est sans compter sur son nouveau voisin, un être tassiturne, aigri et "sauvage" qui oblige notre héroïne à sortir de ses gonds. Entre ces deux-là, la relation est plus qu'explosive. Parviendront-ils à s'apprivoiser ? Sont-ils au fond si différent l'un de l'autre ? Impossible d'en dire plus au risque de trop en dévoiler.

Ce roman est léger et très rapide à lire. La première partie est selon moi un peu trop longue, l'intrigue met un certain temps à s´installer et la dépression de notre heroine certes touchante devient pour nous lecteurs un veritable poids. On a envie de lui dire de se bouger et qu´elle ne peut décemment pas vivre dans cet état à vie (promis je ne suis pas une insensible). Malgré une très belle histoire, et quelques papillons dans le ventre il a manqué un petit "je ne sais quoi" pour faire de ce roman un véritable coup de coeur. J'aurai aimé une héroïne plus combattante et moins frileuse.

La fin est cependant très suprenante, l'auteure n'a pas hésité à ne pas faire de happy end. Mais le truc c'est que moi j'adore les happy end, du coup je trouve que cela se finit de manière un peu brute. On a qu'une envie en refermant ce roman : qu'il y ait une suite !  

 

Citation        

"Je m'habillais en Diane, un jean, un débardeur et un pull près du corps. J'eus le sentiment d'étouffer. Je me débattais pour retirer le pull et attrapai le sweat à capuche de Colin, je l'enfilai et respirai de nouveau. je le portais déjà avant sa mort, je m'en accordais encore le droit. "