jeu de patience

  Titre : Jeu de patience

  Titre original : Wait for me

  Auteur : Jennifer L. Armentrout

  Editeur : J’ai lu

  Date de parution : 19 février 2014

  Genre : new-adult

  Note : 5/5 – coup de cœur

 

Avery Morgansten a fui son passé en allant étudier dans une université à des milliers de kilomètres de chez elle. Elle se tient à l'écart des autres, discrète... jusqu'à ce qu'elle fasse la connaissance de son voisin - Cameron. Populaire et beau gosse, il prend un réel intérêt pour la jeune femme et ne comprend pas pourquoi elle cherche à l'éviter.

 

Mon avis

Jeu de patience c’est comme un carré chocolat en fin de journée que l’on savoure avec délectation, comme un cadeau de noël avant l’heure, comme un rayon de soleil dans une journée tristounette ou encore un petit bain chaud accompagné de son livre préféré (je suis ouverte à d’autres suggestions la liste n’est pas limitée bien au contraire). Bref vous l’aurez compris je vais de nouveau faire sonner l’alerte coup de cœur car ce nouveau roman du genre new-adult est une véritable petite merveille que j’ai pris vraiment plaisir à lire. Je l’ai savouré jusqu’à la dernière ligne avec un petit pincement au cœur une fois la dernière page tournée. J’adore quand les livres me font chavirer et me mettent dans un état proche de l’extase (promis je n’ai rien fumé). 

Ce qu’il important de savoir avant sa lecture c’est que l’histoire de Jeu de patience n’a rien d’unique ne vous attendez pas à quelque chose d’extraordinaire, elle est même vue et revue. Bon je me rattrape rapidement car sinon certaines personnes vont se dire mais elle délire celle-là qu’est-ce qu’il a de si passionnant alors ? Je vous répondrai qu’il n’y a pas forcément que l’histoire qui fait qu’un livre soit une vraie petite pépite il y a aussi l’écriture, les personnages et l’ambiance mais pour moi la réponse réside en trois petites lettres C.A.M, Cam pour les intimes et Cameron pour celles qui n’ont pas encore fait la connaissance du merveilleux héros de ce roman. Je suis tombée amoureuse (j’espère que mon chéri ne viendra pas faire un tour sur le blog. Pour ma défense je tiens à dire que c’est un personnage fictif que je ne serai jamais amenée à rencontrer. Bon j’espère avoir réussi à rattraper un peu le coup).

Comme je vous le disais l’histoire est simple, Avery notre héroïne est hantée par un événement tragique survenu 5 ans plus tôt alors qu’elle n’était âgée que de 14 ans. Elle a du mal à remonter la pente et pour cause elle n’a pas vraiment pu compter sur le soutien de sa famille ni de ses amis qui lui ont tourné le dos et n’ont pas cru à sa version de l’histoire. Elle décide donc de quitter le « cocon » familial pour s’installer à quelques milliers de kilomètres de là persuadée que la distance lui permettra de chasser ses vieux démons. Mais ces derniers s’avèrent être plus tenaces qu’elle ne le pense, et son salut viendra peut-être d’un jeune homme aussi séduisant qu’attachant du nom de Cam ! Je n’en dirai pas plus sur l’histoire car je ne veux pas vous gâcher le plaisir de la lecture. 

Pour les personnes qui ont lu Beautiful Disaster et qui ont adoré le personnage de Travis je tiens à vous dire qu’il a selon moi de la concurrence, et assez sévère en plus car Cam est tellement tout ! Beau, adorable, serviable, généreux, patient, drôle, passionné… bref je pourrai continuer comme cela encore longtemps, même son côté arrogant est plein de charme. J’adore les auteurs qui arrivent à donner vie à des personnages aussi craquants mais je suis aussi réaliste un gars comme lui n’existe pas dans la vraie vie (et oui les filles il faut se rendre à l’évidence). Il  a un côté très tenace et persévérant et la persévérance il va en avoir besoin avec Avery, car la jeune femme a décidé de ne pas répondre à ses avances. Mais voilà plus elle le repousse plus il s’accroche, et comment ne pas craquer pour un garçon aussi chou et qui plus est un véritable cordon bleu (quand vous disait qu’un garçon comme cela n’existe pas dans la vraie vie !). Mais Cam a aussi sa zone d’ombre et peut s’avérer être assez violent et possessif lorsqu’il s’agit de protéger les siens. Victime également d’un passé douloureux il est donc mieux à même de comprendre les réticences qu’éprouvent Avery à se confier sur le sien.    

L’autre aspect qui m’a fait adoré ce livre est l’évolution des sentiments de nos deux héros, les choses se font de manière lente (peut-être certains d’entre vous trouveront d’ailleurs cela trop lent) mais j’ai beaucoup apprécié cela change des histoires où te se roule déroule à cent à l’heure. Ici on prend son temps, on s’évite, on se cherche, on devient ami, on prend de la distance, on accepte un rancard, on prend peur, on sort ensemble, on se sépare, on se réconcilie… bref attendez-vous à de véritables montages russes. 

Je ne dirais qu’un seul mot « FONCEZ » c’est un vrai petit bijou ce livre vous aurez du mal à vous en séparer tellement vous serez pris dans l’histoire de Cam et Avery si touchante, attachante et addictive.     

 

Citation 

« — On s’en fout de l’appart. Il est très beau, hein, mais ce qui m’intéresse, ce sont les cookies de Cam.

Je piochai une chips.

— Je n’aurais jamais dû évoquer cette conversation.

— Trop tard, répliqua-t-il la bouche pleine. Brittany gloussa.

— Il me tarde de savoir ce que « cookies » signifie.

— À mon avis, il parlait de sa bite, déclara Jacob en se laissant tomber sur le bras du canapé.

— Oh, mon Dieu, dis-je en me servant une poignée de chips.

J’allais avoir besoin de nombreuses calories pour supporter le tour pris par cette discussion. Brittany acquiesça.
— Ça se tiendrait. Ça expliquerait qu’il ne veuille pas partager ses cookies avec une fille moche.
— Je ne pense pas que c’est ce qu’il avait en tête, tempérai-je en continuant mon grignotage. Bon, revenons-en à nos notes d’histoire…

— On s’en tape de l’histoire. Revenons-en à la bite de Cam, insista Jacob. Tu as conscience que si « cookies » est un nom de code pour dire « bite », cela signifie que tu as mis la sienne dans ta bouche ?
Je m’étouffai sur ma chips et avalai de grandes lampées de soda pour faire couler le tout. J’étais écarlate.
— Au sens figuré, bien sûr, précisa Jacob en souriant comme un benêt. (Il se releva d’un bond.) Je ne sais pas comment tu fais, Avery. Si j’habitais en face de chez lui, je serais posté devant sa porte de midi à minuit. Et je réclamerais sans arrêt ses cookies. Miam. »